Le saviez-vous ?
L'hormonothérapie : priver le cancer de son carburant
Certains cancers utilisent les hormones naturelles du corps comme carburant pour se développer.
L'hormonothérapie consiste à priver ces tumeurs de ce carburant. C'est l'un des traitements les plus anciens en oncologie, et l'un des plus efficaces pour certains types de cancers.
Quels cancers sont concernés ?
Principalement deux groupes :
- Le cancer du sein “hormono-dépendant” : Environ 75 à 80% des cancers du sein expriment des récepteurs aux œstrogènes ou à la progestérone [1]. Ces hormones féminines stimulent la croissance des cellules tumorales. Bloquer leur action, c’est couper l’alimentation de la tumeur.
- Le cancer de la prostate : La testostérone joue un rôle majeur dans la croissance des cellules cancéreuses prostatiques. La suppression androgénique (castration médicale ou chirurgicale) reste la base du traitement des formes avancées [1].
Comment ça fonctionne ?
Selon les cancers, les médicaments agissent de différentes façons :
- Les anti-œstrogènes (tamoxifène) : Bloquent les récepteurs aux œstrogènes sur les cellules tumorales, les empêchant de recevoir le signal de prolifération
- Les inhibiteurs d’aromatase (létrozole, anastrozole) : Empêchent la production d’œstrogènes dans l’organisme des femmes ménopausées
- Les agonistes de la LHRH : Réduisent la production de testostérone dans le cancer de la prostate
- Les anti-androgènes (enzalutamide) : Bloquent l’action de la testostérone sur les cellules cancéreuses
Durée et tolérance
L’hormonothérapie se prend souvent sur plusieurs années (5 à 10 ans dans le cancer du sein), ce qui la distingue de la chimiothérapie. Elle se présente généralement sous forme de comprimés quotidiens. Les effets secondaires existent (bouffées de chaleur, fatigue, douleurs articulaires, risque osseux) mais sont généralement gérables et très différents de ceux de la chimiothérapie [1].
Les nouvelles combinaisons
Les progrès récents associent hormonothérapie et thérapies ciblées. Dans le cancer du sein, les inhibiteurs de CDK4/6 combinés à l’hormonothérapie ont transformé la prise en charge des formes métastatiques, avec des survies prolongées de plusieurs années.
👉 Sources :
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Sources :
[1] INCa – “L’hormonothérapie” – https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-traitements/Hormonotherapie
