
Un nanomatériau à base de fer détruit les tumeurs sans toucher les cellules saines.
Des chercheurs de l’Oregon State University ont conçu un nanomatériau à base de fer capable de détruire les cellules cancéreuses de l’intérieur, sans endommager les tissus sains. Testé sur des souris porteuses de cellules de cancer du sein humain, ce traitement a permis une régression totale des tumeurs, sans récidive ni toxicité.
Un mécanisme ciblé et efficace
Les tumeurs ont une biochimie particulière : elles sont plus acides et concentrent davantage de peroxyde d’hydrogène que les tissus normaux. Le nanomatériau exploite ces conditions pour déclencher une double réaction oxydative. Il génère simultanément des radicaux hydroxyles et de l’oxygène singulet, deux molécules extrêmement réactives qui attaquent les lipides, les protéines et l’ADN des cellules cancéreuses. Résultat : les cellules tumorales, submergées par ce stress oxydatif, ne peuvent pas résister.
Trois atouts majeurs
1. Accumulation préférentielle : le nanomatériau s’accumule spécifiquement dans les tumeurs après administration.
2. Double attaque oxydative : il produit deux types de molécules destructrices, ce qui augmente son efficacité.
3. Aucune toxicité : aucun effet secondaire n’a été observé chez les souris traitées.
Des résultats impressionnants
Contrairement aux chimiothérapies classiques, qui touchent aussi les cellules saines, ce nanomatériau ne cible que les cellules cancéreuses. Dans les expériences menées, les tumeurs ont disparu complètement, sans récidive. « Nous avons observé une régression tumorale totale et une prévention à long terme de la récidive, sans aucune toxicité systémique », explique Olena Taratula, l’une des chercheuses.
Vers une application humaine ?
Avant toute application chez l’humain, l’équipe prévoit de tester ce nanomatériau sur d’autres types de cancers, notamment le cancer du pancréas, connu pour sa résistance aux traitements conventionnels. Si les résultats se confirment, cette approche pourrait ouvrir une nouvelle voie thérapeutique pour des cancers aujourd’hui très difficiles à soigner.
