
Un implant innovant ciblant les tumeurs du sein grâce à l’impression 3D.
Cancer du sein : un implant en 3D pour une chimiothérapie localisée
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes, avec plus de deux millions de nouveaux cas diagnostiqués chaque année dans le monde. Face à ce constat, des chercheurs de l’Université du Mississippi ont développé un implant imprimé en 3D pour une chimiothérapie localisée. Cet implant, sous forme de disque souple en hydrogel, contient des millions de microcapsules renfermant un agent anticancéreux, la doxorubicine.
Comment fonctionne cet implant ?
L’implant est placé directement à côté de la tumeur par un chirurgien. Il absorbe l’humidité et les fluides corporels environnants, libérant progressivement les capsules. Grâce à leur taille nanométrique et leur élasticité, ces capsules traversent les barrières cellulaires pour cibler spécifiquement les cellules cancéreuses. Une fois à l’intérieur, elles libèrent la doxorubicine, qui bloque la réplication de l’ADN des cellules cancéreuses, entraînant leur mort. L’implant se dissout ensuite naturellement et est éliminé par l’organisme.
Pourquoi est-ce une avancée majeure ?
Cette méthode permet une chimiothérapie localisée, évitant la dispersion du médicament dans tout l’organisme. Elle est particulièrement adaptée aux tumeurs précoces, avant que la maladie ne se propage. De plus, elle réduit les effets secondaires liés aux traitements traditionnels, offrant une approche plus ciblée et moins agressive pour les patientes.
Une double innovation
Les chercheurs ont utilisé deux technologies innovantes :
🔹Les nanotransporteurs « espanlastiques » : des capsules capables de se déformer pour traverser les barrières cellulaires.
🔹La technique FRESH : une méthode de bio-impression 3D qui permet de fabriquer des implants sans chaleur extrême ni produits chimiques agressifs, préservant ainsi l’intégrité des capsules anticancéreuses.
Prochaines étapes
Pour l’instant, les tests ont été réalisés in vitro, sur des cellules isolées. Des essais en conditions réelles seront nécessaires pour valider définitivement cette approche. Si les résultats sont concluants, cet implant pourrait révolutionner la prise en charge du cancer du sein, en offrant une solution plus efficace et moins invasive.
Sources :
Springer Nature Link : 👉 Fresh 3D Printing of Spanlastics Hydrogel for Drug Delivery Applications in vitro
The Universiy of Mississipi : 👉 3D Printing Could Change How Cancer Drugs Reach Tumors
