Des tuiles de collagène réduisent la récidive du cancer du cerveau à 1,3 %.

Des tuiles de collagène réduisent la récidive du cancer du cerveau à 1,3 %

Une étude clinique menée par des chercheurs du Centre de lutte contre le cancer MD Anderson de l’Université du Texas a montré que l’implantation de tuiles de collagène radioactives pendant la chirurgie du cerveau améliore considérablement le contrôle des tumeurs et la survie des patients atteints de métastases cérébrales.

Ces tuiles, appelées TBRT (Tile-Based Radiation Therapy), sont de la taille d’un timbre-poste et contiennent des graines de césium-131 réparties de manière uniforme. Elles sont placées directement dans la cavité laissée par l’ablation de la tumeur, où elles libèrent une radiation thérapeutique à faible dose pendant plusieurs semaines. Grâce à une décroissance rapide de la dose, la radiation cible uniquement les cellules cancéreuses résiduelles sans endommager les tissus sains environnants.

Les résultats de l’essai ROADS sont impressionnants. Après un an, le taux de récidive locale chez les patients traités avec les tuiles de collagène était de seulement 1,3 %, contre 15,4 % chez ceux ayant reçu une radiothérapie stéréotaxique standard (SRT). De plus, la survie médiane globale a plus que doublé, passant de 17,6 mois avec la SRT à 42,5 mois avec les tuiles de collagène.

Un autre avantage majeur de cette approche est qu’elle élimine les retards de traitement. Avec la SRT standard, les patients doivent attendre en moyenne 32 jours avant de commencer la radiothérapie en raison des complications postopératoires et des contraintes logistiques. Pendant ce temps, environ 20 % des patients ne reçoivent jamais leur traitement prévu, ce qui aggrave leur pronostic. Avec les tuiles de collagène, 100 % des patients reçoivent leur traitement dès le premier jour, directement en salle d’opération.

De plus, cette méthode permet aux patients de reprendre plus rapidement leur thérapie systémique, protégeant ainsi le reste de leur corps contre la progression du cancer. Les chercheurs espèrent que ces résultats accéléreront l’adoption de cette technique et qu’elle deviendra une nouvelle norme de soins pour les patients atteints de métastases cérébrales.

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