Cancer du sein après 50 ans : l’IA aide à choisir le bon traitement.

Pour les femmes de plus de 50 ans atteintes d’un cancer du sein de stade précoce, la décision de recourir ou non à la chimiothérapie peut être complexe. Une étude présentée lors du Symposium de San Antonio sur le cancer du sein (SABCS) montre comment l’intelligence artificielle (IA) peut aider à y voir plus clair.

La plateforme multimodale d’IA d’Artera analyse des images numérisées des tumeurs ainsi que des données cliniques pour évaluer l’agressivité du cancer et prédire les bénéfices du traitement. Les résultats, basés sur plus de 7 000 patientes issues d’essais cliniques de phase III en Amérique du Nord et en Europe, sont particulièrement pertinents pour les femmes ménopausées.

Parmi les patientes analysées, environ 68 % ont été classées à faible risque, avec une probabilité de 95 % de rester sans métastases à distance sur 10 ans. Pour les femmes de plus de 50 ans classées à haut risque, la chimiothérapie a réduit de 52 % le risque de métastases distantes. En revanche, pour celles classées à faible risque, la chimiothérapie n’a montré aucun bénéfice supplémentaire.

Cette approche permet une stratification plus précise des risques, aidant les cliniciens à identifier quelles patientes bénéficieront réellement de la chimiothérapie. Pour les femmes de plus de 50 ans, cela signifie moins de traitements inutiles, plus de confiance dans les décisions thérapeutiques et une prise en charge plus personnalisée.

L’IA utilise des données déjà collectées lors du diagnostic, offrant une solution rapide et accessible pour guider les décisions de traitement, sans temps, coût ou processus complexe supplémentaire.

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